Des enfants privés d’état civil
Début octobre, l’Unicef a publié un nouveau rapport sur la protection de l’enfant. Celui-ci montre combien la vie est encore dure pour certains jeunes dans le monde qui, parfois, n’ont même pas une identité à eux.
En 2007, deux enfants sur trois n’ont pas été enregistrés à la naissance dans certaines régions du monde. Cette information communiquée par l’Unicef, dans son dernier rapport Progrès pour les enfants : un bilan de la protection de l’enfant, est terrible. L’acte de naissance est un document qui prouve l’existence de quelqu’un aux yeux de la loi et de la société. Un enfant non déclaré n’accède pas aux soins ni à l’école. Il est également exposé aux risques d’exploitation sexuelle, d’esclavage et d’adoption illégale.
Un droit inaccessible
L’article 7 de la Convention internationale des droits de l’enfant considère l’inscription d’un enfant au registre des naissances comme une règle essentielle. Mais sur le terrain, la réalité est souvent bien différente. Dans certains pays, ce service est payant et inaccessible aux plus pauvres. Ailleurs, les services administratifs sont désorganisés (guerre, manque de moyens…) ou situés seulement dans les grandes villes. Parmi les 51 millions d’enfants qui n’ont pas été enregistrés en 2007, la moitié vit en Asie du Sud.
Garantir un état civil pour tous
Des opérations de sensibilisation à l’inscription au registre des naissances sont menées partout dans le monde par des associations humanitaires. L’Unicef, en particulier, lutte pour ce droit. Un enfant sans identité sera plus tard un adulte incapable d’avoir une vie normale : il lui sera impossible de voyager, de se marier, de voter, d’ouvrir un compte en banque… Mais aujourd’hui encore, il n’est pas simple de garantir un droit à l’état civil pour tous.
MR

