À quoi servent les impôts ?

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Chaque année, les Français déclarent tout l’argent qu’ils ont gagné et ils en donnent une partie à l’État. Le gouvernement utilise ensuite ces impôts, mais pour en faire quoi ?
Actuellement, les députés et les sénateurs discutent du budget de l’État pour l’année 2010. Ils ont jusqu’au 31 décembre pour déterminer qui recevra une partie de l’argent récolté auprès des contribuables. Un « projet de loi de finances » est minutieusement étudié, puis voté.
Le porte-monnaie de l’État
L’argent de l’État provient principalement des impôts. Il en existe plusieurs : l’impôt sur le revenu, l’impôt sur les sociétés, l’impôt sur la fortune… Il y a aussi ceux que l’on voit moins, comme la TVA (Taxe sur la valeur ajoutée). Cet impôt est payé dès que l’on achète quelque chose. Il est directement calculé dans le prix du produit. Par exemple, une paire de baskets que tu payes 50 €, environ 8 € iront à l’État. En 2008, le porte-monnaie de la France était plein de 288 milliards d’euros. Tout cet argent est redistribué pour faire fonctionner le pays, et pour payer les dettes qui peuvent exister.
L’État en mission
L’État doit fournir un certain nombre de services à la population. L’armée, la police, l’éducation des enfants, la justice, la protection de l’environnement, l’aide aux entreprises, aux chômeurs, aux étudiants… Tout cela a un coût. Pour toutes ses « missions » (une bonne trentaine), l’État prévoit un budget. C’est l’enseignement scolaire qui est le poste le plus gourmand : il lui faut environ 60 milliards d’euros pour travailler !
On discute…
Les différents budgets se préparent tout au long de l’année. De janvier à octobre, les ministres suivent un calendrier précis et décident là où il va falloir faire des économies et où il faudra dépenser plus. Ils fixent des priorités en fonction de ce qui se passe dans le pays, mais aussi en fonction des choix politiques du gouvernement en place. Le « projet de loi de finances » doit être prêt chaque année le 1er mardi d’octobre. Lorsqu’il sera voté à l’Assemblée nationale, les Français sauront alors vers quelles nouvelles missions leur argent sera parti.
Myriam Rembaut


