Le fléau des sacs plastiques
Utile quelques heures, il reste 400 ans dans la nature… Le sac en plastique est encore un gros pollueur, même si des efforts sont faits pour le rendre recyclable.
Aujourd’hui encore, 80 % des sacs distribués ne sont ni recyclés, ni triés. Une fois utilisés, ils sont bien souvent jetés dans la nature : ils vont alors s’accrocher aux branches des arbres, recouvrir les pelouses ou se jeter dans les rivières. En se détruisant, ces sacs libèrent des composants chimiques (pétrole, plomb, cadmium, chrome…) dans l’air et dans l’eau. Lorsqu’ils sont brûlés, ils rejettent des gaz à effet de serre dans l’atmosphère.
Un sac à la mer !
La légèreté des sacs plastiques fait qu’ils parcourent des kilomètres. Ils envahissent les plages et les mers pour le plus grand malheur des animaux. « Selon l’Ifremer, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer, 122 millions de sacs plastiques polluent 5 000 km de côtes, explique Capucine Decoster, chargée de mission à l’association Écho mer. Les premiers touchés sont les animaux qui meurent en avalant ces sacs. 100 000 mammifères marins, comme les dauphins ou les tortues, sont déjà morts étouffés. Les oiseaux ne sont pas épargnés. »
Association de bienfaiteurs
Pour que la mer ne devienne pas une décharge, des associations de protection des côtes maritimes ont été créées, comme Écho mer, fondée en juillet 2001. « Nous essayons de sensibiliser la population à la protection de l’environnement et de la mer, témoigne Capucine Decoster. Notre association lance des campagnes d’information et de prévention pour réduire les déchets. Des semaines éco-citoyenne sont régulièrement organisées pour faire connaître notre action au grand public ». Écho mer se déplace aussi dans les écoles et propose aux enfants de devenir des « petits ambassadeurs de la mer ».
De nouveaux sacs moins polluants ?
En France, les sacs plastiques traditionnels seront définitivement remplacés par des sacs moins polluants à partir de 2010. Fabriqué à partir de matériaux biodégradables, comme l’amidon de maïs, leur durée de vie est limitée à quelques mois. Il existe également une nouvelle génération de sac, le Néosac, qui se dissout sous l’effet de la lumière, de la chaleur et de l’oxygène. De bons points pour l’environnement, même si les sacs biodégradables n’ont pas que des avantages : « Leur fabrication demande beaucoup d’énergie, précise Capucine Decoster. Leur incinération pollue toujours, et ils représentent autant de danger pour les animaux ».
Vive le panier
Des solutions simples existent pour remplacer le sac plastique. « L’utilisation de sacs en tissus ou de paniers en osier est un geste écologique qui permet de préserver l’environnement, conclut Capucine Decoster. Le sac plastique au quotidien est une facilité dont il va falloir apprendre à se passer ».
ALL
Et dans les autres pays…
Les sacs plastiques vivent leurs dernières heures. Dans beaucoup de pays, la tendance est à leur interdiction :
- La Chine est en avance ! Les sacs plastiques ont été supprimés des supermarchés depuis juin 2008. Un moyen efficace pour stopper la distribution des 3 milliards de sacs plastiques chaque jour.
- L’Australie prévoit aussi l’interdiction des sacs plastiques dans les supermarchés.
- L’Irlande a imposé une taxe à tous les commerçants continuant à donner des sacs plastiques.
- L’Europe, soucieuse de l’environnement, a programmé des mesures d’interdiction. Certains pays, comme la Belgique, ont déjà retiré les sacs plastiques aux caisses des supermarchés.
Plus d’infos : site Web


