L’huître est une perle
Les coquilles d’huîtres bretonnes ont une seconde vie : elles finissent sur la chaussée.
En Bretagne, les coquilles d’huîtres sont un véritable problème pour les ostréiculteurs. Chaque année, ils se retrouvent avec 15 000 tonnes de déchets dont ils ne savent que faire. Cette pollution a donné une idée à Martine Le Lu, docteur en pharmacie et directrice de l’usine de Kervellerin, dans le Morbihan.
Trois ans de recherche ont été nécessaires pour qu’elle trouve, avec son équipe, une solution pour broyer ces coquilles et les transformer en poudre blanche. Une poudre qui entre aujourd’hui dans la composition d’une peinture pour tracer les lignes blanches de signalisation sur les routes. Baptisée « Ostrea Route », ce produit écologique contient 70 % d’éléments recyclés. Pas de solvants ni de produits dérivés du pétrole, mais des résines de pin, de l’huile de soja et la fameuse poudre de coquilles d’huîtres. En plus d’être écologique, cette peinture est antidérapante (pratique en cas de pluie), réfléchissante la nuit et très résistante.
L’usine de Kervellerin recycle 3 000 tonnes de coquilles d’huîtres par an et la demande ne cesse d’augmenter. La poudre pourrait même trouver d’autres applications dans le bâtiment et les produits de beauté. Un bel avenir pour ces coquilles d’huîtres chez qui on a trouvé la perle rare.
Ange-Lise Lapied



